Publié dans Société

Trafic de 73 kg d'or en Afrique du Sud
 - Deux passeurs rapatriés et envoyés à Tsiafahy


Publié le mercredi, 15 mai 2024


L'un se nomme Mahamodo, et l'autre Francis Deliot Regasy. Ce sont les deux personnes parmi les trois qui ont transporté illégalement les 73 kg d'or malagasy, le 31 décembre 2020, à Johannesburg en Afrique du Sud, via Toliara. La Justice malagasy a toujours demandé leur extradition. Récemment, coup de poker ! Les deux passeurs ont été finalement extradés. Rappelons au passage qu'ils sont déjà condamnés à 10 ans de travaux forcés par contumace par le Pôle anti-corruption (PAC) d'Antananarivo, en 2021. Ils ont été donc rapatriés au pays, mardi dernier. C'est une délégation forte, composée à la fois des représentants du département Interpol Madagascar et ceux du ministère de la Justice malagasy, qui a ramené les concernés sur le sol national, mardi dernier. Aussitôt après, les deux extradés ont pris le chemin de la maison de force à Tsiafahy.
Rappelons que les accusés Mahomodo et Francis Deliot Regasy sont reconnus coupables de plusieurs chefs d’inculpation retenus contre eux dont faux et usage de faux, détention et transport illicites de produits miniers, enfin association de malfaiteurs.
Quant au troisième co-accusé, le nommé Zava Randrianantenaina, un autre dossier le retient personnellement encore en Afrique du Sud. Le concerné doit donc purger encore sa peine dans ce pays. N'empêche que cela ne changera en rien de la peine qui l'attend au pays, sa condamnation par la Justice malagasy sitôt que celle d'Afrique du Sud le libérera.

Pour un bref rappel de leur séjour carcérale après leur arrestation à l'aéroport de Johannesburg, les trois ressortissants malagasy ont été condamnés pour « transport et exportation illicites de substances minérales » et « faux et usages de faux » en écriture publique. Depuis, des mandats d'arrêt à leur encontre ont été émis, indique le procureur du Pôle anti-corruption.

Outre donc le cas de ces passeurs malagasy qui venaient d'être extradés au pays, neuf autres personnes ont été condamnées en décembre 2022 dans la Grande île, toujours dans le cadre de l’affaire concernant le trafic de 73 kilos d’or saisis en Afrique du Sud.
Les deux pilotes de l'avion ayant servi au transport des lingots ont été condamnés à deux ans de prison ferme pour complicité d'exportation et de transport de substances minérales. L'ancien secrétaire général de l'Aviation civile de Madagascar a, quant à lui, écopé d'une amende de 10 millions d'ariary (soit 2 123 euros) pour abus de fonction. Enfin, 16 autres personnes ont été relaxées.
Franck R.

Filet ouvert
Polémique autour d’un autre trafic
La vente illicite d'animaux protégés du pays en Thaïlande est aussi une affaire qui a fait soulevé des vagues, du fait que les trois accusés dans l'affaire ont été placés sous mandat de dépôt à Antanimora alors qu'ils devaient l'être à Tsiafahy étant donné que l'affaire relève d'un crime. Sur les réseaux sociaux, les commentaires abondent vu la gravité du trafic à dimension internationale et surtout si l'on se refère à la valeur marchande de ces espèces endémiques du pays, soit 14 milliards d'ariary.




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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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